L’astronome saint-lois a découvert la planète Neptune.
Un lycée de la ville porte son nom depuis 1954.
Les Saint-Lois connaissent tous le lycée Le Verrier. Du nom de l’un des plus grands savants du XIXe siècle, né en mars 1811 dans la cité préfectorale de la Manche. Fort en mathématiques, Urbain Le Verrier commence ses études à Saint-Lô, puis à Caen, passe une première fois le concours de l’École polytechnique, est collé avant d’être admis en 1831. À sa sortie, il passe par l’administration des tabacs, avant de devenir professeur de mathématiques.
Urbain Le Verrier découvre l’astronomie non pas les yeux derrière une lunette, mais la tête dans les calculs. Il prédit l’existence d’une septième planète, perturbant la trajectoire d’Uranus. Testés dans un laboratoire de Berlin, les savants calculs s’avèrent justes : la planète inconnue existe bien. Le Verrier qui ne doute pas une seule seconde de son génie, imagine qu’on peut la baptiser de son nom! Non, ce sera Neptune, du nom d’une divinité comme Jupiter, Mars, Vénus. Fort de sa célébrité scientifique, Le Verrier se fait élire député de la Manche en 1849, puis sénateur durant deux décennies. Conseiller général du canton de Saint-Malo-de-la-Lande, cet homme au caractère difficile sera aussi président du conseil général de la Manche. « Même si l’homme n’est pas des plus sympathiques, il reste un exemple génial de ce que peut permettre un puissant raisonnement mathématique », résume Roger Jouet dans Onze siècles de Normandie et de Normands.