Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur,
est entré par effraction chez les Leblanc à Étretat.
« Je désire que le Clos Lupin ne soit pas vendu, que le jardin soit entretenu, la pergola fleurie. » Florence Boespflug-Leblanc, l’unique petite-fille de Maurice Leblanc, a retrouvé un courrier de son grand-père. Elle l’a affiché à l’entrée du Clos Lupin, belle bâtisse normande située au 15, rue… Guy-de-Maupassant à Étretat, ouverte au public depuis l’été 1999. « Mon grand-père, Rouennais d’origine, adorait cette maison achetée en 1918 grâce à ses droits d’auteur. L’été, iI y travaillait beaucoup, assis face au jardin, raconte la petite-fille qui vient de céder la propriété à des collectivités de Haute-Normandie. Mon père Claude dut s’en séparer en 1952. Quand j’ai appris sa nouvelle mise en vente, je me suis précipitée en Normandie. » Casque sur les oreilles, la voix de Georges Descrières, un des premiers interprètes d’Arsène Lupin à la télévision, guide les pas des visiteurs dans la maison familiale devenue musée. À la découverte de l’intimité du gentleman cambrioleur, des secrets de l’aiguille creuse d’Étretat, son repaire. Les aventures d’Arsène Lupin débutent en 1905, quand Pierre Laffitte, éditeur, convainc son ami Leblanc d’écrire une nouvelle policière pour son mensuel Je Sais Tout. Le début d’une longue aventure : seize romans, trente-sept nouvelles, quatre pièces de théâtre… Le duo Lupin-Leblanc vivra plus de trente ans.
Au bout de la rue Maupassant, la vague, blanche et belle, met la mer en scène. Les bruits sourds du ressac frappent l’aiguille creuse, ce menhir maritime de soixante-dix mètres de haut. Mais où est donc l’entrée du repaire ? Dans l’imagination fertile de Maurice Leblanc.