Fermière dans l’Orne, Marie Harel est la mère du camembert.
Une recette mise au point avec l’aide d’un prêtre de la Brie.
Marie et Jacques Harel sont fermiers au manoir de Beaumoncel, dans la petite commune ornaise de Camembert. Quand, un jour, frappe à leur porte l’abbé bénédictin Charles-Jean Bonvoust, prêtre réfractaire, hostile à la Révolution. Originaire de la Brie, le père vient se réfugier dans la campagne normande. Au cours de leurs échanges culinaires, le prêtre conseille la fermière. Il lui montre comment doter son fromage d’une croûte permettant le transport du produit. Ainsi, naît le camembert fabriqué avec du lait de vaches normandes. Marie transmet la recette à sa fille, Marie, et à son gendre, Thomas. La famille vend le camembert à la ronde. Le succès populaire du camembert « made in Normandie » viendra avec la machine à vapeur : le chemin de fer permet de desservir les villes lointaines et Paris. La légende raconte que Napoléon III, venu assister aux courses hippiques du haras du Pin, goûte le camembert en gare de Surdon, près d’Argentan. Il en serait devenu
fou ! La Première Guerre mondiale achève la consécration de la fameuse boîte ronde. En 1918, les producteurs fournissent un million de camemberts par mois aux Poilus. De retour à la maison, les soldats réclamaient « un calembert (sic), cet étrange fromage au goût inconnu.
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