Journaliste pamphlétaire, romancier, dandy,
Barbey d’Aurevilly a traversé un siècle qu’il n’aimait pas..
« Je suis venu au monde un jour d’hiver sombre et glacé, le jour des soupirs et des larmes… » Jules Barbey d’Aurevilly naît le 2 novembre 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte, au coeur de ce Cotentin et ses mille nuances de vert, source de son inspiration, quand il reviendra vivre au pays natal. Valognes est la ville du Chevalier des Touches ; Carteret, celle d’Une vieille maîtresse ; l’abbaye de Blanchelande, le lieu de L’Ensorcelée.
Éduqué de manière austère, Barbey part faire son droit à Caen. « Caen est ma Mecque à moi, ma ville sainte, car j’y ai vécu le premier bonheur de ma vie. » Il y avait aimé sa cousine Louise du Méril. Ses ambitions mondaines l’amènent à composer un personnage de parfait dandy, tiré à quatre épingles. Il publie Du dandysme et de George Brummel. Célèbre dandy anglais, Brummel est enterré dans un cimetière voisin de l’université de Caen et donnera son nom, le siècle suivant, à un grand magasin parisien.
Né un jour des Morts, Jules Barbey, devenu d’Aurevilly en 1829, meurt un lundi de Pâques, le 23 avril 1889 à Paris. Il traverse un siècle qu’il n’aime pas, le XIXe. Journaliste pamphlétaire, romancier sur le tard, le « Connétable des lettres » préfère la réaction conservatrice à la naissance du socialisme. Il exècre Victor Hugo. Ce dernier le lui rend bien. Il le surnomme « Barbey d’or vieilli ».