Dans les années 1860, Eugène Boudin est l’inventeur
des scènes de plage qui ont fait le tour du monde.
Sur la plage de Trouville – 1860 – est exposé au musée d’arts de Minneapolis, États-Unis. D’autres Boudin sont à Londres, New York, Boston, Rio de Janeiro… Sans aller si loin, la plus grande collection de Boudin se trouve au musée André-Malraux du Havre, les vaches sont magnifiques. Honfleur, sa ville natale, a aussi son musée Boudin. Dans les années 1860, Eugène Boudin est l’inventeur des scènes de plage qui ont fait le tour du monde. « On aime beaucoup mes petites dames sur la plage. Certains prétendent qu’il y a là un filon d’or à exploiter », raconte l’artiste, obnubilé non par l’argent mais par la course des nuages au-dessus des plages normandes. « Prodigieuses magies de l’air et de l’eau », commente son ami et voisin d’été Charles Baudelaire. L’écrivain s’enthousiasme pour les ciels découverts dans l’atelier du peintre.
La père Boudin était marin à Honfleur, sa mère femme de chambre. Le petit Eugène a 11 ans quand ses parents s’installent au Havre et placent leur fils chez un imprimeur. Dans son commerce d’encadreur au Havre, Boudin expose des tableaux de Jean- François Millet, Jongking…Les célébrités de l’époque l’initient à la peinture. La ville du Havre lui octroie une bourse pour étudier trois ans à Paris. De retour à Honfleur à la trentaine, il s’installe à l’auberge Saint-Siméon, tenue par la couple Toutain. Boudin s’affirme. Tous les grands noms de l’impressionnisme et de l’école de Barbizon se retrouvent à l’auberge. Pour un désir de rivage. Pour saisir « les beautés météorologiques ». Leur guide est la nature, « le grand livre à déchiffrer ». Boudin les incite à « nager en pein ciel, arriver aux tendresses du nuage ».